Shellawick, États Unis, l’ambiance est posée dès les premières lignes.

Atmosphère Bagdad café: chaleur étouffante, personnages troublants, ville désertée où les habitants au même titre que les plantations ont disparu. Au milieu de cette terre aride, reste un supermarché délabré, dernier vestige de l’époque glorieuse de la Dry Corny Factory.

La ville tourne autour du maïs via l’unique employeur du coin: la fabrique de popcorn.

Tom le héros et fier propriétaire d’une épicerie, est l’égérie présente sur les fameux paquets de Pop Corn vendus au 4 coin de la ville comme une fierté.

Il a repris la supérette de la ville, dernier supermarché du coin après le départ de ses deux concurrents pour les grandes villes…

Unique point de rencontre des habitants, ils viennent déposer leur petites histoires sur son fauteuil en cuir, se délaissant de leur maigres centimes ainsi que de leur regrets passés.

L’arrivée d’un immense et flambant neuf supermarché en face de sa supérette va remettre en question la pérennité de son emploi. Sans compter que le créateur de cet hypermarché n’est autre que le géant fabricant de mais…

face à lui, Tom est bien peu de choses…

Pourra-t-il survivre ? Quel avenir existe-t-il pour les habitants ?

Chouette atmosphère que nous propose emilie de Turkheim.

L’action est lente et pourtant le livre est très rythmé par ses dialogues authentiques et ces personnages atypiques.

En fil conducteur, un rappel à l’histoire des indiens américains et leurs luttes pour leur droits.

Bagdad café en roman, un vrai dépaysement ☀️