Il est difficile d’écrire un article sur un roman que l’on n’a malheureusement pas apprécié.
Plus encore quand il s’agit d’un livre reçu dans le cadre d’un jury des lecteurs, la peur d’influencer négativement les futurs lecteurs n’est pas en reste.
On place beaucoup d’attentes dans certains romans, car on a aimé les précédents tomes, qu’on adore ce genre littéraire, que l’auteur est connu, ou qu’on nous l’a chaudement recommandé…
Sauf qu’on oublie un détail, le timing. Nous n’avons pas tous les mêmes attentes littéraires et les mêmes envies à différents âges et périodes de notre vie.

Je passe d’ailleurs toujours plus de temps à retranscrire sur papier un avis sur un roman qui m’a moins plu qu’écrire sur un livre qui m’a chamboulé.

La peur de blesser sans aucun doute.

Je pense toujours que l’écrivain a mis un peu de son âme et une grande partie ses tripes au sein de son roman.
Le travail d’écriture est un vrai exercice. C’est la raison pour laquelle il est très rare que je ne finisse pas un livre, par respect pour le travail de l’auteur.

Parlons de l’histoire:
Qaanaaq vous transporte sous un froid polaire, au Groenland, au cœur d’une série de meurtres pour le moins étrange et dérangeante.
Des hommes sont retrouvés morts et déchiquetés, les blessures laissant à penser qu’elles auraient été faite par un ours…
Sur fond de revendication d’indépendance , la bataille fait rage entre Groenlandais et Danois.
 L’auteur y ajoute un aspect politique où tous les coups sont permis pour arriver à ses fins et avoir le plus de pouvoir…

Malgré une écriture soignée et une avancée dans l’histoire sans longueur, la magie n’a malheureusement pas opéré sur moi.
Le thème est très réaliste et bien documenté, les détails aussi bien géographiques que sociologiques sur le Groenland sont riches et précis.
Néanmoins j’ai eu du mal à rentrer pleinement dans l’histoire. Les guérillas politiques ainsi que l’univers danois/groenlandais ne m’ont pas transporté.
Le thème ne m’a pas emballé, ni le héros qui ne m’a pas donné plus envie de le connaître.
Au sein de polar, c’est parfois ce qui retient le lecteur, la personnalité particulière de l’inspecteur.

Si vous aimez les polars sur fond politique et souhaitez voyager dans le froid glacial du Groenland en pleine plateforme pétrolière, vous avez votre future lecture !

J’espère donc que le thème ne vous refroidira pas et que la fin vous glacera le sang !

Hâte d’avoir vos retours

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