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Tradition et mariages arrangés.

L’histoire en quelques mots:

Après son départ pour les Etats-Unis quelques années plut tôt, Suneel Sarath, anesthésiste réputé de San Franscico, retourne en Inde.
Voyage initialement planifié pour retrouver son grand-père malade, Suneel se voit finalement contraint d’épouser Leïla, sous la pression des traditions et de leurs familles.
Très indépendant et peu enclin à satisfaire la volonté de ses parents, il ramène malgré lui sa femme avec l’unique objectif de la remettre très vite dans l’avion et de retrouver son insipide maîtresse…!
Leïla, belle, douce et cultivée, va s’avérer être la parfaite épouse indienne.
Malgré le caractère frivole et acariâtre de son mari, elle tombe sous son charme abrupte et va tout tenter pour le séduire…

Mon avis sur le roman:

Une bonne épouse indienne me laisse un souvenir agréable sans pour autant apporter de grandes surprises ou d’émulsions de joie.

Le poids des traditions est fort dans ce roman et celui des clichés aussi…

Le thème principal est pourtant prometteur: l’Inde, sa culture et tout l’imaginaire collectif qui s’en dégage à l’évocation de son nom.
Le lecteur s’attend à une immersion immédiate et magique dans l’univers épicé et coloré de l’Inde.
Et la déception commence ici …!
L’Inde nous évoque le Gange, les castres, les costumes, l’odeur des épices…
A contrario, dans ce roman, on ne s’immerge pas assez dans l’univers indien, on reste simplement à la surface…

Certes l’auteure a vécu à Bombay mais son côté américain est trop présent pour apporter du réalisme à l’histoire et nous permettre de foncer tête baissée dans cet univers…
Les descriptions manquent malheureusement de profondeur et beaucoup (trop?) de clichés parsèment le livre.

L’importance des coutumes est détaillée avec peu de véracité. On sent certes la pression familiale mais en tant qu’européen, il nous est difficile de s’identifier et de se mettre à la place de l’héroïne.
Le personnage du mari est incisif et donne une image de l’Homme très négative et superficielle.
L’épouse quant à elle s’efface trop, et recherche éperduement l’amour de son mari (qu’elle n’a pas choisi, rappelons-le) !
Et pour finir la palme du cliché est remise à la maîtresse. L’auteure nous présente une maîtresse insipide, hystérique et superficielle qui n’apporte guère de piment au livre !

Un zeste de Culture Indienne, une pincée d’Eau de Rose et une poignée de clichés: Telle est la recette d’Une bonne épouse indienne. 

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