Americanah, le récit impertinent d’une histoire d’amour à travers 3 continents !

Chers lecteurs, avant de commencer la lecture de cet article, il vous faudra écouter Fela & Femi Kuti afin de vous mettre dans l’ambiance de l’Afrobeat et de vous envoler pour le Nigéria !

Ce livre porte à reflexion, c’est la raison pour laquelle j’ai mis quelques d’heures pour rédiger cet avis.
En effet, 600 pages d’action, de questions d’immigration/émigration et de leur impact sur l’Homme !

L’histoire en quelques mots:

Americanah c’est l’histoire d’Ifemelu, jeune nigériane, âgée d’une vingtaine d’années qui va émigrer aux Etats Unis.
Cette jeune femme va quitter du jour au lendemain sa terre natale et son grand amour, suite à l’obtention du visa américain qu’elle ne pensait pourtant jamais obtenir…
Sur le sol du pays de l’Oncle Sam, notre héroine va malheureusement se heurter à l’hostilité des habitants.
De grandes difficultés financières vont aussi remettrent en question l’ensemble de son projet.

 Mon avis sur le roman:

Agrémenté de flashback sur son enfance et histoire d’amour avec Obinze, le roman livre sans tabou les angoisses d’Ifemelu, les soucis financiers et l’hostilité des américains. Ces nombreux obstacles et déceptions auxquels l’héroine fera face durant les premières années de son arrivée.

En trame de fond se tisse l’histoire d’amour entre Ifemelu et Obinze, qui va durer à travers le temps et 3 continents !
Ce coup de foudre est le fil rouge du roman, l’élément clé qui lie les personnages entre eux et nous donne envie de connaitre la fin …!

Bien écrit, ce roman est raconté avec une objectivité assez incroyable. Aucune prise de partie n’est souhaitée envers le lecteur et ceci se ressent dans les caractères des personnages. Nous n’avons pas affaire à des héros qui souhaitent plaire mais à des humains avec leur qualité et leur défaut…

Ce qui marque le roman c’est la volonté de l’auteur d’expliquer leur départ, cette pugnacité pour partir de son pays natal non parce qu’il y a la guerre mais car la population souffre de l’absence de choix concernant son futur.
Obinze l’explique d’ailleurs très bien lors d’un échange avec ses amis anglais.

« Alexa, et les autres invités, comprenaient tous la fuite devant la guerre, devant la pauvreté, mais ils étaient incapables de comprendre le besoin d’échapper à la léthargie pesante du manque de choix. Ils ne comprenaient pas que des gens étaient aujourd’hui prêts à commettre des actes dangereux, illégaux, pour pouvoir partir, bien qu’aucun d’entre eux ne meurent de faim, n’ait été violé, ou ne fuit des villages incendiés, simplement avide d’avoir le choix, avide de certitude. »

Beaucoup de passages du roman sont très drôles.
L’un de mes passages préférés est celui du lissage de cheveux !
Raconté avec une touche d’humour incroyable, elle explique qu’afin de trouver un emploi dans un bureau, la coiffeuse va utiliser des produits de lissage trop forts et lui brûler le cuir chevelu.

Le plus petit plus du livre ? le ton impertinent de l’héroine Ifemelu ! 

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