Éloge de la faiblesse ou le superbe récit d’un homme qui a appris et grandi de la souffrance et du handicap.

Alexandre Jollien nous offre une belle leçon de vie, sans jamais être moralisateur.
Un regard différent envers le handicap: un regard empreint d’espoir.
A travers un échange drôle et philosophique, l’auteur imagine une discussion avec Socrate, philosophe grec du Vème siècle avant J.C .
Sous un regard doux et affectueux, il relate les expériences difficiles que ses camarades et lui ont vécu. Il arrive à nous faire rigoler de ses situations cocasses sans jamais nous culpabiliser mais en nous montrant que traiter le handicap avec de la pitié ou avec des pincettes, ne fait que renforcer celui-ci et le sentiment de différence.

Expliquer, mettre un nom sur les différences et le handicap est un cap important pour lui. Sans jamais critiquer les actions maladroites de ses éducateurs et sans jamais garder une rancœur envers les méchancetés qu’il a subi à l’extérieur, il garde une joie de vivre et de découvrir essentielle à son épanouissement.

 BIENVEILLANCE c’est le maître mot de cet écrit: s’intéresser à l’autre, lui offrir du temps, de l’intérêt.

Alexandre relate son histoire personnelle liée à son handicap, atteint d’athétose depuis sa naissance, il va alors entrer dans un Centre spécialisé dès son plus jeune âge.
Il se heurte alors à un monde parfois compliqué pour lui: se questionnant chaque jour sur le sens de la normalité.

Il aborde la différence sur le thème de la réussite, de l’accomplissement de soi. En effet, pour lui de petits actes quotidiens lui permettent pas à pas de gagner confiance en lui et ses capacités et ainsi d’arriver à ses fins. Comme il l’explique ses objectifs sont des revanches sur la vie et son handicap ne doit en aucun cas être un frein à son épanouissement si ce n’est le moyen d’arriver à ses fins.
Pour lui le handicap et la souffrance sont les moteurs de sa réussite, il se fait un devoir de se servir de sa souffrance pour découvrir des choses nouvelles.
Dans son livre, il parle ainsi de la souffrance de façon positive en expliquant notamment que les éducateurs qui l’ont fait progressé sont justement ceux qui lui ont fait « prendre des risques », ceux qui les ont autorisé à agir sans béquille ! 

Prendre des risques, sortir de sa zone de confort est un acte douloureux et angoissant mais Alexandre explique qu’ainsi il a pris conscience de ses faiblesses mais aussi de ses forces. Il a ainsi pu voir ce qu’il lui était possible de faire, jusqu’où il pouvait aller sans risquer de se blesser. 

Ce type d’action me fait penser au célèbre adage anglais « THINK OUT OF THE BOX », que  l’on pourrait traduire par penser différemment, penser en dehors de notre champ de connaissance. C’est un peu la même chose ici, prendre conscience de son handicap est une chose importante mais continuer d’essayer et de se surpasser est essentiel.

C’est ce que nous explique Alexandre avec une si belle plume …

Alexandre se livre et nous délivre la clé de son épanouissement: vivre avec son handicap et en faire sa plus grande force. A lire d’urgence !

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